Tuo Cha
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Le mot Tuo vient originellement de la rivière du même nom, au Sichuan. Il signifie aussi « rivière », cours d’eau ». Y-a-t-il un sinologue pour confirmer ou non, et compléter ?
L’appellation « TuoCha » désigne tout d’abord un thé produit dans cette partie de Yunnan. Il était comprimé et séché sous la forme bien connue diversement décrite comme « bol » ou « nid d’oiseau ». Il s’agissait de thé vert, comme la plupart des thés consommés en Chine, c’est à dire qu’on interrompait la fermentation/oxydation aussitôt après flétrissage et/ou roulage à la main (pas de procédé industriel évidemment). Les feuilles passées à la vapeur étaient pressées humides et laissées à sécher sous presse. Le procédé était appliqué à beaucoup de thés de provenances diverses car le produit était ainsi facilement transportable. La feuille provenait, et provient encore, du Camellia sinensis macrophylla, théier à grandes feuilles. Dans la même région, la ville de « Pu er » produisait un thé de même origine (macrophylla), qui était soit « vert », soit post fermenté/oxydé en milieu humide. Les thé de Pu Er étaient, et sont toujours présentés sous plusieurs formes : - San cha : en feuilles (loose) - Tuo Cha : en bol ou nid d’oiseau ; on trouve aussi « peg top », c’est à dire tête de pilon (jambe de bois, pas l’instrument de cuisine) - Bing Cha : disque d’épaisseur variée vendue en pile de sept « sept fils » - Fang Cha : briques carrées - Zhuan Cha : briques rectangulaires - Jin Cha : forme de champignon, préférée au Tibet - Xiao Cha : Petits nids d’oiseau de 2 à 5 grammes (une par théière) Sauf information contradictoire, le Tuo Cha authentique peut donc être un thé vert, comme l’est une bonne partie des Pu er. (Les Puer ne proviennent plus de la ville elle-même, qui ne saurait justifier les quantités produites au Yunnan, sans parler de tous les faux !) |
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